Un chantier sur les rails…

Je t’ai parlé de mes travaux de rénovation en cours. Alors qu’ils touchent bientôt à leur fin, je t’en fais un compte-rendu dans cet article.

Rénovation d'un appartement
Derrière la façade accueillante…

L’appartement

Comme indiqué auparavant, l’appartement est initialement un T3/4 de 76m². Le diagnostic de surface (et ce pour quoi il a été vendu) indique 72m² mais je sais qu’il en fait plus: le diagnostiqueur, n’ayant pu accéder à un placard et surtout au cellier, n’a pas inclut ces 2 surfaces dans son mesurage.

Mais comme je connais ces appartements, je sais parfaitement que ce type-là fait 77m² murs inclus (méthode de mesure utilisée lors de la construction dans les années 70 et qui a servi à la répartition des charges). Donc en général, les mesures d’aujourd’hui aboutissent autour de 76m².

Rénovation d'un appartement

Ils sont généralement classifiés comme des T3/4 parce que le salon est divisé en 2 avec une arche d’environ 2m de haut de 2m d’ouverture, séparant le salon d’une pièce attenante. La seconde pièce sert parfois de salle à manger. Ou bien elle est parfois rendue indépendante par un rideau ou un paravent, ou bien encore plus rarement par une cloison légère. C’est cette dernière solution que j’ai opté pour transformer cet appartement en un vrai T4, avec 3 chambres donc. Tout en conservant un aspect “spacieux” dans la mesure ou j’ai abattu la cloison entre le salon et le couloir (réunissant ainsi la surface du couloir, celle du placard, et celle du salon ensemble).

Tous ces appartements sont bâtis sur à peu près le même plan, quel que soit leur taille :

  • Une entrée, avec, en face, un couloir. D’un côté la cuisine. De l’autre le salon/séjour.
  • Le couloir dessert d’abord d’un côté un cabinet de toilette, puis une salle de bain. Et de l’autre côté un ou plusieurs placards.
  • Dans les grands appartements, il y a aussi un placard supplémentaire en face, après la salle de bain.
  • Puis la ou les chambre(s), de part et d’autre du couloir.
  • Au fond, à l’opposé de la porte d’entrée, un cellier ou une 2ème salle d’eau termine le couloir.
  • Le salon est parfois d’un seul tenant ou bien est double (c’est le cas dans cet appartement).

Et comme on l’a vu, tout est à refaire. Du sol au plafond.

Budget prévisionnel de la rénovation

14000€ environ et environ 30 jours de travail pour moi.

J’avais initialement compté plus de temps car certaines parties me semblaient à risques alors j’avais provisionné du temps pour cela (j’avais annoncé 40 jours à Madame, à ou mes outils, volontairement pessimistes m’indiquaient 45 voire 60 jours !). Mais au final, je vais effectivement tenir approximativement le budget. J’en suis actuellement à 14600€ environ. En incluant plusieurs travaux qui n’étaient pas prévus au départ et qui ont occasionné des frais et un besoin en outillage supplémentaire. Niveau temps, je pense que je vais y passer 32 jours équivalents au total soit très proche de mon estimation basse.

Liste des travaux à entreprendre

Suppression de la cloison entre salon et couloir

Il y a 10 m² de cloison en brique plâtrière à enlever entre le salon et le couloir. 3 blocs portes métalliques sont également à supprimer. J’en profite aussi pour réduire au maximum l’emprise d’un boisseau de cheminée qui ne sert à rien mais qui appartient à la co-propriété donc je dois le laisser. Mais comme il est doublé d’une cloison en brique plâtrière (au total 10cm environ), je peux aisément gagner à peu de frais en la remplaçant par une plaque de plâtre collée sur le boisseau en blocs de béton.

Cela fait un total de 1300 litres de gravats à abattre, mettre en sacs, descendre à pied de 4 étages (et oui… c’est un 4ème sans ascenseur…), et amener le tout à la déchetterie. Heureusement, un ami m’aide pour cela (je le lui rend bien je crois) et nous faisons l’évacuation à 2 en un peu plus de 2 heures un après-midi.

Faire et défaire, c’est toujours travailler !

Une fois cela fait, il faut reprendre les 3 montants de murs aux extrémités, l’ensemble du plafond (environ 10m linéaires issus de l’empreinte des cloisons à reboucher), et ragréer le sol sur autant. D’autant que le lino posé s’enlève très mal. D’une part c’est très dur. D’autre part, il part avec la moitié d’une chape de ragréage quand on essaye de l’enlever. Donc après avoir enlevé quelques morceaux, je décide de laisser tomber et de faire avec. Je poserais donc mon nouveau revêtement de sol sur le lino existant. Il est en mauvais état mais, sauf exceptions, tient plutôt bien. Je ne répare donc que les parties endommagées et les trous issus de la cloison supprimée.

La réalisation de l’ensemble de cette partie m’avait fait présager un temps bien plus important. Je n’avais encore jamais fait cela dans un de ces appartements. D’où le risque. Au final je n’y ai passé que 3 jours environ.

Construction d’une cloison, avec porte, entre le salon et la nouvelle chambre

Porte et cloison: je commence à avoir l’habitude. Chez moi il y a un an, pour notre extension

4m² pour une cloison en plaque de plâtre avec ossature métallique, avec pose d’une porte presque standard. Voilà un travail que je maîtrise bien. La seule partie nouvelle était la découpe de la porte (en hauteur) pour laquelle je n’étais pas correctement outillé. Comme à ce stade, j’avais compris qu’il faudrait que je refasse toutes les portes (voir plus bas), j’ai décidé d’acquérir une scie circulaire. Comme bien souvent après l’achat d’un nouvel outil performant, je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait avant. Dans toute la rénovation de ma maison et son extension l’année dernière, cela m’aurait pourtant été bien utile. De même que le perforateur que j’ai acheté en fin d’année dernière et que j’étrennais avec succès sur ce chantier…

Savoir se payer une aide au bon moment

Pour m’éviter la difficulté de monter tous les matériaux au 4ème seul, j’ai commandé des demi-plaques (60cm de large au lieu de 120cm). Ca fait un peu plus de bandes à faire mais comme je n’avais que 1,4m linéaires à faire de chaque côté de ma parois, ça ne faisait que 2 bandes supplémentaires… Pas de quoi se compliquer la vie donc… De plus, j’ai opté pour la livraison “pièce au choix” pour que les livreurs viennent tout me déposer directement dans l’appartement et non juste “en pied d’immeuble”. Ca m’a couté une centaine d’euros de plus. Mais plusieurs heures de travail en moins. Je n’y étais pas obligé mais j’ai quand même aidé les 2 livreurs et je crois qu’il m’en remercient !

J’ai en effet fait 2 commandes et 2 livraisons pour le gros des matériaux: une première pour les revêtements de sol et ossatures/plaques de plâtre. Et la seconde pour les meubles de cuisine et salle de bain. En plus ça réduit le risque de casse que j’ai déjà eu le bonheur d’avoir à 2 reprises par le passé…

Aucune difficulté particulière donc pour cette partie du chantier. Cela m’a pris environ 1,5 jours bandes comprises et 200€ environ.

Remplacement de toutes les fenêtres

Rénovation d'un appartement
Une des chambres. Avant changement de la fenêtre

Les fenêtres extérieures est une partie que je sous-traite toujours. D’une part parce que dans une fenêtre posée, l’essentiel du prix (près de 80%) vient du coût de la fenêtre et non de la pose. A titre de comparaison, le rapport est de 10 à 20% au lieu de 80% pour les revêtement de sol ou de murs, peinture, etc… Il n’y a donc pas grand chose à gagner financièrement à poser les fenêtre soi-même. En plus, c’est un travail difficile à réaliser seul, voire dangereux (enlever et évacuer les fenêtre existantes, monter les nouvelles fenêtres au 4ème… risque de casse… poser les fenêtre correctement, etc…). Et c’est typiquement le genre de travail (étanchéité!) où avoir la garantie et l’assurance d’un pro a un gros intérêt en cas de pépin. Donc, je fais faire.

J’ai désormais un artisan en qui j’ai confiance et qui fait du bon travail à un tarif correct. Donc je fais appel à lui. Comme en plus c’est cette partie qui a les délais d’approvisionnement les plus longs, c’est elle qui est dimensionnante dans la plupart de mes chantiers entre le moment où je signe chez le notaire et le moment où je peux relouer. Il n’y a donc pas intérêt à se rater… Par ailleurs, elle occasionne la plus grande partie des coûts de la rénovation (8350€ sur cet appartement soit 57% des frais) hors ma propre main d’œuvre. Donc c’est vraiment un poste clé.

A l’inverse, dans la négociation d’achat, si les fenêtres ont déjà été refaites (et bien refaites), c’est un point positif à prendre en compte. L’essentiel des autres travaux (hors meubles de cuisine) ont un coût de matière comparativement faible.

Remplacement de toutes les portes

Ca, c’est le point inattendu de ce chantier. TOUTES les portes intérieures avaient été changées avant que l’appartement soit vendu. Mais AUCUNE ne fermait correctement. Je l’avais négligé lors de la visite mais c’était parce que toutes les portes avaient été mal découpée (découpe pas droite et vraiment très très moche) et surtout les pennes n’aboutissaient jamais en face des gâches*. Les poignées étaient en plus “premier prix” et toutes en parties tordues, car également mal montées, et à force de s’acharner sans succès à vouloir les fermer…

Pas de chantier sans surprise !

En fait, les portes de ces appartement sont standards en largeur (63 cm pour les WC, 73 cm pour toutes les autres portes intérieures, 83 cm pour les portes d’entrée) mais 4 cm plus petites en hauteur (200 cm au lieu de 204 cm). Mais dans cet appartement, les portes ont été recoupées (mal, j’ai jamais vu une découpe aussi pourrie) en HAUT. Or c’est en BAS qu’il faut faire les découpes sinon les pennes ne tombent pas en face des gâches… Dans le doute (comme c’était mon cas), il suffit de mesurer avant…

J’ai donc du changer toutes les portes… Et là, la scie circulaire est vraiment utile. J’avais auparavant chez moi utilisé une scie sauteuse pour ça et le résultat était loin d’être à la hauteur (découpe droite d’un côté mais moins de l’autre…). J’ai fait toutes les découpes parfaitement avec la scie circulaire. Et, petite astuce, je me suis rendu compte qu’il était assez facile de replacer le tasseau en bas. J’ai fait comme indiqué ici (même si j’ai découvert ce site après). Il a aussi fallu décaler les gonds (ciseaux à bois, un peu de dextérité et beaucoup de patience…). Il fallait aussi changer toutes les poignées pour les mêmes raisons.

Résultat, environ 500€ imprévus sur le budget. On reste cependant dans une marge d’erreur d’à peine plus de 3%… c’est donc tout à fait raisonnable… Et environ 2 jours de travail supplémentaire pour l’ensemble y compris peindre les nouvelles portes.

* Si tu n’es pas très au fait des termes de menuiseries, afin de bien comprendre :

  • Penne: la partie “mâle” qui entre et sort de la porte grâce à la poignée…
  • Gâche: le trou dans le bâti de la porte (le dormant) dans laquelle le penne est sensé rentrer pour bloquer (ou verrouiller) la porte en position fermée.

Mise aux normes de l’installation électrique

Ca c’est un poste souvent très important, surtout si on fait appel à un électricien quand on est pas absolument certain de savoir faire. Heureusement il s’avère que je sais faire (et très correctement). Je n’ai pas toujours le matériel le plus adapté (donc je fais surtout de la saillie/goulotte) mais dans ces appartements, de toute façon, comme la quasi totalité des murs sont en béton banché très dur (vive le béton des années 70…), la rainureuse n’est pas vraiment une option !

Un levier de négociation

Dès la visite, j’identifie très rapidement ce point. C’est triste à dire mais c’est un levier de négociation important : électricité pas aux normes. Je vais louer vous comprenez… Mes locataires auront probablement des enfants… Et si vous ne vendez pas à moi, vous vendrez peut-être à un jeune couple qui va s’installer… ils auront eux-mêmes des enfants…

C’est pas pour rien que le diagnostic électrique est obligatoire pour la vente… Moi je sais détecter les non-conformité et ce qu’il y a mettre au norme dans une installation. Mais c’est pas le cas de l’acheteur lambda… Donc la mise au norme électrique, que ce soit pour la vente ou la location, c’est un must. C’est un des rares postes à mon avis où si tu payes 1000€ un électricien, alors ton bien prend instantanément 1000€ aussi. L’autre exception, comme indiqué précédemment, ce sont les fenêtres ! Donc ne jamais retarder ce type de travaux.

Et là où ça devient intéressant, c’est que si tu sais aire (à condition bien sur de vraiment savoir faire ! Et surtout de ne pas faire n’importe quoi !), tu peux aisément faire prendre de la valeur à ton bien. Parce qu’en gros, pour 1000€ payé à l’électricien, 700€ c’est le prix de la main d’œuvre. Du moins pour la mise aux normes d’un tableau et d’une installation.

Choisir la qualité

Un autre petit retour d’expérience… J’ai pris par le passé des sous-marques pour les tableaux et les prises. Pour les tableaux, j’en suis revenu. Ca coûte moins cher en effet, mais ça prend tellement plus de temps à installer que le jeu n’en vaut pas la chandelle (en plus de l’inconnue sur la durée de vie du matériel et donc le risque pris). Au final j’installe du ABB qui je trouve est un bon rapport qualité/prix/praticité d’installation. Pour les prises, ça se discute plus. Mais c’est vrai que les sous-marques sont souvent nettement plus difficiles à monter, sont un tout petit peu plus volumineuses à l’intérieur (et dans les embases anciennes, ça coince parfois donc il faut retravailler le trou…). A l’avenir, je pense que je mettrais un peu plus dans la matière sur poste là pour gagner du temps.

Concrètement, j’étais parfaitement conscient que ce poste était totalement à refaire et je n’ai pas été surpris… à si… sur 4 fusibles de l’installation ancienne, 2 étaient grillés… je me demande comment la dame qui vivait là faisait pour vivre sans lumière ni électricité dans la moitié des pièces… Bon, ça ne m’a pas dérangé plus que ça (j’avais des anciens fusible d’un autre appartement pour remplacer temporairement…).

Un poste rentable

Au final, cette partie du chantier m’a coûté environ 500€ et 3,5 jours de travail pour :

  • Installer un tableau neuf et aux normes
  • Installer des plafonniers LED de qualité dans la cuisine et SDB
  • Amener un câble 3×6² (32A) dans la cuisine pour alimenter convenablement les futures plaques électriques et le four encastrés.
  • Ajouter un circuit protégé par un 16A et 2 prises dans la cuisine (frigo et micro-onde ou autre appareil électroménager)
  • Remettre des prises et interrupteurs neufs aux normes partout
  • Amener la terre dans toutes les prises (sauf une trop mal placée)

C’est cette dernière partie qui est en réalité la plus longue (avec le passage du câble 32A) car ça nécessite de balader des goulottes et faire des trous les plus discrets possibles partout dans l’appartement pour rejoindre toutes les prises. C’est long et moche mais bon… ça me semble indispensable. D’autant que dans ces appartements anciens, le nombre de prises est assez limité (2 par pièce en général) et donc les occupants ajoutent souvent des rallonges et des multiprises partout…

Remise en état de l’ensemble des plafonds

Tant que j’y étais à tout refaire, autant faire aussi les plafonds… J’avoue, je suis pas fan des plafonds. J’ai toujours du mal à rattraper les écailles de peintures, les fissures, etc. Mais là… il fallait vraiment faire quelque chose ! C’eut été dommage de refaire tout… sauf les plafonds…

Bon au final ça a été nettement moins difficile que je ne le craignais. Il y a juste eu deux des chambres qui m’ont donné du fil à retordre. Visiblement leur plafonds n’avaient jamais été peints et étaient encore en plâtre brut. Enfin, brut mais avec quelques décennies de poussières et autres saletés. J’avais eu beau poncer avant (très désagréable de poncer du plâtre au-dessus de sa tête !), quand j’ai essayé de peindre, ce fut la cata !

Le seconde surprise !

Première passe de rouleau… OK. Deuxième passe perpendiculaire… OK. Mais troisième passe finale… tout s’arrache ! Mince alors ! Je n’avais jamais vu ça ! Alors j’ai recommencé. En commençant par une sous-couche. Qui elle adhérait à peu près correctement en passant trèèèès… doucement. Mais là encore, je n’ai pas du attendre assez longtemps pour le séchage et lorsque j’ai tenté de mettre la peinture définitive… crac. Pareil… tout s’arrache. Bref, j’ai recommencé 3 fois et le résultat dans l’une des chambre n’est franchement pas top du tout. Tant pis. Ca ira pour cette fois !

Au final, environ 50€ de peinture et 1 journée de travail pour ce poste-là. J’ai sauvé les meubles dirons-nous !

Remise en état de l’ensemble des murs

Ca, c’est évidemment le plus long.

Décoller les papiers peints : la roulette en rénovation…

Il faut commencer par enlever tous les papiers peints existants. Dans une seule pièce, ce travail peut prendre 30 min ou 3 jours. Et je n’ai pour le moment pas encore réussi à correctement prévoir plus précisément. En gros, je tire un premier lé à sec. Soit y a tout le lé qui part d’un coup (et on est dans la classe des 30 min. Bingo !). Soit on peine à enlever 3 cm² de la première couche… et là… ça veut dire 3h à 3 jours pour la pièce et vive la galère !

Dans cet appartement j’ai plutôt eu de la chance. Une grande partie des papiers peints sont partis plutôt facilement. Et pour le reste, c’était principalement sur des murs en béton bruts (surprenant mais plutôt confortable au final) pour lesquels on peut utiliser un couteau à décoller les papiers peints avec un large mouvement rotatif pour arracher rapidement de large portions de papier sans pour autant risquer d’abimer le mur. Une chance car la même chose sur un mur plâtré détruirait le mur sans rien décoller du tout !

Donc au global, j’ai plutôt eu de la chance sur le décollage puisque ça m’a pris 3 jours environ.

Remettre les murs en état

Ensuite il faut reboucher tous les trous, colmater les fissures et lisser les endroits abimés. Dans la cuisine par exemple, une partie de la faïence murale était tellement mal posée qu’il a fallu tout enlever, puis reboucher les inévitables trous, avant de reposer de la faïence neuve et proprement posée. J’ai longuement hésité à appliquer le même traitement à celle de la salle de bain et au reste de la cuisine. Mais l’état initial était moins catastrophique et ça m’aurait pris beaucoup trop de temps. J’ai donc conservé une grande partie de la faïence en me contentant de refaire les joints. Cela m’a pris au total environ 1,5 jours et 50€ de matière.

Entoiler et repeindre

Après vient l’étape de la toile de verre. J’ai choisi cette fois-ci une fibre de verre de meilleure qualité que la dernière fois où j’avais pas mal galéré. Et honnêtement, c’est plus cher au mettre carré… mais ça change tout à la pose ! J’ai pris de la fibre de verre 145 g/m² à maille pré-peinte en rouleau de 25m de chez Adfors, une filiale de Saint-Gobain. Honnêtement, je ne regrette pas. J’ai vraiment gagné du temps par rapport à la toile équivalente, également pré-peinte de la marque standard de Leroy Merlin d’un précédent chantier. Au final, j’ai posé environ 180m² de toile en environ 5 jours pour environ 700€. Avec un résultat quasi professionnel.

Enfin, j’ai peint tout ça. Une seule couche avec une peinture de qualité sur une toile pré-peinte. Ca suffit amplement. 3 jours de travail et environ 200€.

Pour ce poste, on est donc à 12,5j de travail et approximativement 1000€. Vu que tout était à refaire, c’est plutôt raisonnable.

Remise en état de l’ensemble des sols

Selon l’expression consacrée, l’appartement devait être remis en état du sol au plafond… Bon, le moindre bricoleur du dimanche sait qu’en réalité, quand tout est à refaire, on fait évidemment dans l’autre sens. On commence par le plafond et on finit par le sol !

Le choix des lames PVC clipsées

Lame PVC clipséesPour cette étape, j’ai choisi cette fois des lames de PVC clipsés. Les fois précédentes, j’avais utilisé des lames PVC collées mais le résultat, quoi que très bien me semblait perfectible. C’est assez dur de coller les lames de façon bien jointive, surtout sur des grandes surfaces pas rigoureusement planes. Il faut savoir par ailleurs que ces appartements ont un chauffage au sol. Et je sais pas pourquoi, je me débrouille toujours pour travailler en hiver… Pas terrible dans la mesure où normalement il faut éteindre le chauffage par le sol 24 à 48h avant la pose… Sauf que je n’ai absolument pas la main sur le chauffage ! Malheureusement, le chauffage n’est pas individualisé par appartement (ni même par étage). C’est d’ailleurs un soucis sur lequel je reviendrais une autre fois.

Mais bon… on fait avait. La pose clipsée devrait poser moins de problème… Cela dit, pour une des chambres, dans laquelle j’ai posé de revêtement de sol un jour de grand froid (donc chauffage en route), j’ai vu le résultat dans les semaines qui ont suivies… Rétractation, et donc espace entre les lames… L’avantage par rapport à la pose collée, c’est que j’ai pu rattraper le coup en repoussant les lames pour les remettre comme il faut !

Un résultat très satisfaisant

Ce détail mis à part, j’avoue que je suis très content de mon choix et de mon travail. J’ai acheté de la bonne marque (Gerflor), que j’ai payé assez cher évidemment. Mais la pose est un vrai bonheur. Environ 2 heures pour poser une pièce de 10/11m². Avec juste un cutter et un marteau. Le plus étonnant – et j’ai mis quelques lames à le comprendre – c’est que c’est bel et bien en tapant dessus avec le marteau qu’on clipse les lames entre elles… Et pas juste tout doucement. Non… en tapant vraiment. Genre comme pour enfoncer un clou (mais une seule fois à chaque endroit, en répétant tous les 3-4 cm).

Et ça va super vite. Pas besoin de scier. Donc pas de poussière. Un trait de coupe au cutter à l’endroit voulu. Puis on plie sur le trait. Et ça se casse net à l’endroit voulu. Il reste plus qu’à poser et à enfoncer les rainures l’une dans l’autre au marteau et passer à la rangée suivante. Même les découpes “complexes” sont assez simples (contours de tuyaux, bas de porte, etc).

C’est évidemment moins chaleureux que le bois. Mais il y a plein de décors possible. Et le résultat final est bluffant. C’est à s’y méprendre avec du vrai parquet bois. Et comme le chauffage au sol apporte un certain nombre de contraintes, c’était le meilleur compromis. Pas de regrets donc. Les bordures ont été faites avec un joint en mastic blanc qui lie les lames avec les plinthes en bois blanches qui ont été repeintes en même temps que les murs.

Au total, sur l’ensemble de l’appartement, j’en ai eu pour à peu près 4 jours de travail et environ 2000€ de matière.

Installation d’une cuisine aménagée/équipée et d’un meuble de salle de bain + cabine de douche

Reste après tout ça, le petit plus qui change tout. Dans la plupart des locations non meublées, tu trouveras un vague lavabo dans la salle de bain. Et un évier dans la cuisine sur un meuble en mélaminé blanc sans âme quand c’est pas totalement miteux.

Le plus qui fait toute la différence

Rénovation d'une cuisineA l’inverse, quand tu visites un appartement rénové avec une cuisine déjà meublée et une salle de bain accueillante, c’est indéniablement bien plus qu’un “petit plus”. Mon expérience sur ce sujet m’a permis de clairement confirmer ça : de beaux meubles de cuisine et un plan vasque sur meuble dans une salle de bain font toute la différence à la location. Le futur locataire s’y voit déjà dedans et il n’a pas besoin d’investir dans des meubles dont il ne sait pas ce qu’il fera une fois qu’il partira. Ou alors qu’il devra poser sommairement au sol, en laissant des jours qui prennent la poussière et les salissures, etc.

Oui, ça coûte un peu d’argent. Pas forcément tant que ça si on ne fait pas appel à un cuisiniste. Mais c’est assez rapidement rentabilisé. Déjà par un loyer un peu plus élevé (je dirais de 30 à 50€ supplémentaire par mois) et ensuite par une vacance locative moindre. Et rien que ça, ça peut chiffrer assez vite (en manque à gagner et en charges à payer en lieu et place d’un locataire).

Ici plus encore qu’ailleurs : choisir la qualité

Donc ne jamais hésiter sur ce poste-là. De plus, ne jamais prendre le premier prix. Si chez moi je suis très précautionneux avec ce qui m’appartient, c’est déjà moins facile avec des enfants. Alors avec des locataires qui ne sont pas tous aussi méticuleux, surtout avec ce qui ne leur appartient pas… Autant prendre du solide. J’ai remarqué qu’il est bien plus naturel pour tout le monde de prendre soin de ce qui est en bon état, que de ce qui est déjà abimé ou sale. Donc pour les meubles de cuisine et salle de bain, même si les caissons sont standard, les portes doivent être choisies avec comme critère principal leur durabilité (et leur indémodabilité aussi… évite le rouge flashy ! C’est encore visiblement à la mode, mais pour combien de temps…).

Je monte donc toujours une belle cuisine dans les appartements que je rénoves. Dans ce cas précis, j’ai fait un petit peu moins. Seulement un mur (250cm de linéaire au sol – 180cm de meubles hauts) alors qu’habituellement, je fais un “L” de meubles bas. L’agencement se prêtait moins à un “L” complet. Il y a néanmoins la place pour les plaques et four intégrés, l’emplacement machine à laver, un meuble à tiroir et un meuble sous-évier avec un bel évier en inox anti-rayures. Et 2 placards hauts et une hotte avec sur-hotte.

Dans la salle de bain, j’ai décidé de prendre un beau meuble haut de gamme avec un beau plan-vasque en émail. Je suis content de mon choix. Le résultat est plutôt chouette.

Jamais 2 sans 3

La 3ème demi-surprise, c’était la douche. Il n’y avait plus de pare-douche. Ca je le savais. Je pensais cependant m’en tirer avec un simple pare-douche en plexiglas. Découpé facilement aux cotes non-standard (car receveur monté n’importe comment…). Mais malheureusement, impossible de trouver des parois de douches en plexiglas. Il n’y a semble-t’il plus que du verre. Donc le standard est assez cher… et le spécifique hors de prix… J’ai cependant pris du standard (la taille en dessous) et ajouté des profilés en alu pour compléter. J’ai eu assez peur de ne pas y arriver (c’est lourd le verre… et fragile!). Mais je m’en tire plutôt bien. Avec un résultat qui, sans être parfait, devrait tenir la route.

Ma compagne m’avait, en visitant l’appartement, conseiller de supprimer cette douche (il y a une baignoire dans la même pièce). Afin de faire une place pour un lave-linge (et réserver l’emplacement dans la cuisine à un éventuel lave-vaisselle). J’y ai pensé longtemps mais j’avais peur de tout ce que ça impliquait (reprendre les murs et le sol, enlever/déplacer les arrivées d’eau)… au final, j’aurais peut-être du l’écouter. Mais bon. Pas de regrets. Le résultat est correct.

Au total, l’aménagement de la cuisine et de la salle de bain, électroménager compris, m’a couté environ 2000€ et 4 jours de travail. C’est finalement assez peu pour tout ce que ça apporte derrière.

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